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Questions Fréquentes

Quel est le rôle du médecin généraliste par rapport au psychiatre ?

Pour sa part, le médecin généraliste a une approche globale de la santé et des maladies, et il a un rôle essentiel de coordinateur dans le parcours de soin. Il ne vient pas se substituer aux différents spécialistes, comme par exemple les psychiatres. Il prend une part active et complémentaire, dans le suivi global des prescriptions et des traitements.

De son côté, le psychiatre intervient en tant qu’expert des troubles et des maladies mentales. Connaissant très bien leurs particularités, il est le mieux placé pour diagnostiquer, prévenir et adapter les traitements et thérapies.

 

On m’a diagnostiqué bipolaire, combien de temps va durer mon traitement ?

En général, le traitement prescrit est de longue durée (et parfois à vie) afin de limiter les rechutes. Dans certains cas, on peut diminuer progressivement le traitement sous surveillance médicale si l’on a observé une phase suffisante de stabilité (entre 2 et 5 ans). A la fin de la phase de stabilisation, on peut décider en accord avec le psychiatre, soit de garder le thymorégulateur (régulateur de l'humeur) par confort de vie ou en prévention des rechutes, soit d’aller jusqu’à l’arrêt total du traitement mais en restant très vigilant.

Cette « fenêtre thérapeutique » doit toujours s’établir en accord avec son médecin. On tiendra compte des bénéfices du traitement, des effets secondaires et du choix du patient. Dans d’autres cas, certains patients ont un seul épisode bipolaire dans leur vie sans que l’on puisse parler de rechute. On ne peut pas savoir à quel moment se déclenche la bipolarité. La bipolarité peut demeurer atténuée pendant des années et s’aggraver de façon soudaine selon le contexte. Il peut y avoir une prédisposition familiale, ou parfois « un terrain » fragilisé par un événement catalyseur. Il faut distinguer la gestion des crises (épisodes bipolaires) et la stabilisation. Dans tous les cas, l’environnement aura une grande importance.

 

La bipolarité est-elle héréditaire ?

A ce jour, on sait que le risque de développer un trouble bipolaire est plus important quand un de ses parents est atteint. Aucune cause précise n’est identifiée : l’hérédité comme l’environnement jouent un rôle mais on ne peut pas parler de « transmission ». On peut parler de « terrain favorable », de facteurs aggravants (tels que des événements extérieurs déclencheurs) ou de l’influence du schéma familial (par mimétisme).

 

Faut-il suivre un traitement médicamenteux ou bien une psychothérapie pourrait suffire ?

Il est essentiel d’évaluer la sévérité de l’état. L’hospitalisation ne concerne pas la majorité des bipolaires. Pourtant, en état de crise ou quand elle est envisagée, la psychothérapie ne peut pas suffire. Les traitements servent alors à gérer la crise, à la stabiliser et à en limiter les rechutes. Dans les cas de tocs et de phobies, le principe est le même : il est fondamental d’atténuer les symptômes d’abord et de soulager la souffrance mentale pour sortir du cercle vicieux de l’obsession. Les médicaments sont toujours là pour atténuer les angoisses, les obsessions, la dépression, la manie, les phobies et les tocs : la psychothérapie seule ne suffit donc pas. C’est aussi un vrai choix de vie à établir en collaboration avec son médecin quand on est dans une phase stable. Il est indispensable de s’informer. Une psychothérapie cognitive et comportementale (TCC) aide à mieux vivre la maladie dans presque tous les cas.

 

Comment m’organiser si je quitte mon domicile plusieurs jours ?

Avant de partir, il est préférable de prévenir votre médecin et votre entourage et d’en parler avec eux. Il est fortement déconseillé de partir seul si votre état n’est pas stabilisé. En fonction du lieu et de la durée du séjour, l’organisation n’est pas la même.

Si vous voyagez hors de vos frontières, pensez à emporter avec vous la dose suffisante de médicaments et surtout l’ordonnance qui les justifie. Le médecin peut éventuellement vous prescrire un mois de traitement supplémentaire, prévoyez donc une réserve en cas de difficulté pour trouver vos médicaments sur place ou en cas d’immobilisation inattendue ou imprévue.

Pensez également à souscrire une assurance rapatriement qui couvre les maladies psychiatriques.

Pendant le voyage, veillez à prendre le temps de vous reposer, évitez les prises d’alcool ou de toxiques et conservez un rythme de sommeil suffisant. N’hésitez pas à porter une carte sur vous indiquant votre traitement et son dosage, ainsi que les coordonnées d’une personne à prévenir en cas d’urgence. Ayez également sur vous les coordonnées de votre médecin et son numéro en cas d’urgence. Enfin, au moindre doute de récidive ou d'aggravation, consultez un médecin.

 

J’ai des idées noires et/ou je pense au suicide. Que dois je faire ?

Il faut immédiatement alerter quelqu’un et partager vos états d’âmes et pensées. Rompez l’isolement et parlez-en à quelqu’un de confiance, à qui vous pourrez librement exprimer votre souffrance.

Ne restez pas seul. Appeler un médecin. Un proche peut aussi vous accompagner jusqu’à un relais médical ou d’entraide. Il existe des médicaments qui aident à contrôler effets nuisibles de certaines angoisses.

L’entourage doit alerter rapidement et être très attentif aux signes annonciateurs : il faut être à l’écoute sans minimiser. Il faut distinguer un passage à vide d’un acte déterminé.

Si un comportement à risque est repéré (achat d’objets dangereux par exemple), il s’agit d’une urgence psychiatrique. D’autre part, certains médicaments provoquent ou font remonter certaines angoisses. Des anxiolytiques peuvent contrebalancer ces effets.

En France, vous pouvez joindre Suicide écoute au 01 45 39 40 00 ou SOS Suicide Phénix au 0825 120 364.

Vous trouverez de nombreux numéros et contacts dans notre rubrique INFORMATIONS UTILES / URGENCES.

 

Je me sens mieux, est-ce que je peux arrêter mon traitement ?

Si l’état euphorique est provoqué par la maladie (pendant un épisode maniaque on se sent plus exalté), il faut poursuivre le traitement. L’entourage peut facilement constater votre état et vous aider à y voir plus clair.

C’est en parlant avec votre médecin que vous pourrez envisager une "fenêtre thérapeutique", seulement si il pense que vous êtes stabilisé. L’arrêt du traitement n’est jamais brutal : on conserve des doses minimes pendant longtemps.

De manière générale, il est important de suivre régulièrement son traitement pour éviter les rechutes et les récidives, qui à long terme, peuvent entrainer des résistances aux traitements.

Une amélioration de votre état ne signifie pas une guérison définitive.

N'arrêter jamais de prendre vos médicaments de votre propre initiative. Il est très important d'en discuter avec votre médecin qui pourra apprécier votre état de santé adapter les dosages si nécessaire.

 

Peut-on parler de guérison ?

Définition de guérison : Disparition des symptômes d'une maladie et retour à la santé.

La guérison, même temporaire est donc en théorie, toujours possible.

On peut atténuer les symptômes, apprendre à gérer les épisodes, prévenir les rechutes et avoir de fait, un certain contrôle de la maladie. C’est une maladie cérébrale avec une vulnérabilité génétique.

On ne peut jamais savoir si la vie provoquera de nouveau un épisode : c’est pourquoi à partir d’une phase de stabilisation, le meilleur moyen d’éviter une rechute est d’être très vigilant sur l’hygiène de vie.

Les traitements médicamenteux, les psychothérapies et l’entraide sont autant de précieux alliés pour combattre la maladie.

La TMS (stimulation magnétique transcranienne) semble être aussi une piste d’avenir à explorer.

 

Faut-il en parler autour de soi ?

Révéler sa maladie est un des points les plus délicats.

Si le diagnostic peut soulager après des années d’errance psychiatrique, il n’en est pas de même quand il s’agit d’en parler autour de soi.

Plus précoce est le diagnostic, plus les mécanismes d’échec seront enrayés (couple, famille, amis, vie professionnelle).

L’entourage proche, s’il est bien informé, peut être une aide précieuse, un soutien, un garde-fou, un œil extérieur qui saura évaluer votre état.

Certains milieux professionnels, le domaine créatif notamment, intègre plus ou moins facilement cette pathologie puisqu’elle est connue comme étant « celle des grands hommes », et notamment de nombreux  artistes et créatifs.

Mais c'eest loin d'être le cas partout. Le milieu professionnel est aujourd’hui très compétitif. La discrétion est préférable à l’utilisation de la bipolarité comme « carte de visite ».

Si vous choisissez d'en parler, préférez une personne de confiance, qui saura, à l’occasion repérer vos « dérapages ».

 


Information du lecteur : Cette rubrique a été rédigée par l'équipe de rédaction du Mood, composée exclusivement de patients - Les membres du Comité Médical et Scientifique sont régulièrement sollicités afin de donner leur avis à titre consultatif - Dernière mise à jour le : 25/03/2012


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